Le sud marocains, Skoura , Sawadi inspirent nos clients Marie Claude, Jean Paul, Christian ont écrit :
LES TROGLODYTES.
Trois femmes sur la terre, De siège, en guise, Les jambes croisées, assises. Elles parlent, mais de quoi ? Peut-être de leurs enfants, Ou simplement du temps ? De celui qui passe, Et qu’elles ne retiennent pas… Des mots, que je ne comprends pas. Sur le dos voûté de la grotte, La suie sur les pierres, A marqué les ans, Et peut-être, les ères… Un brasero, un tapis, Des sacs de blé, des habits, Un plateau et quelques verres, Un thé brûlant, Celui qui nous accueille, Dans cet atlas aride, Sans fleurs ni feuilles. Ici, c’est le vent qui fait les rides des ans. Trois poules qui picorent, dehors, juste devant. Juste un bruit, celui d’une chèvre bêlant… Les yeux d’une enfant, Qui retiendront l’instant, Celui d’une rencontre, Aux couleurs du temps, Qu’ils nous montrent…
Au Maroc en Mai 2009. MC FAYOL.
SKOURA
Juste une rue qui la traverse,
Sur ses trottoirs…rien ne presse…
Elle se réveille le lundi…
Pour le souk aux dattes
Et le soir tout près de la nuit,
Avant que change la date.
Parfois, les pas d’un chien qui a faim
A la recherche d’un morceau de pain.
Les oignons rouges aux joues renflées,
Ne se laissent pas serrer par les tomates jalouses…
Qui des poivrons en habit vert, ne veulent être l’épouse.
Elles préfèrent leurs amies les courgettes,
Toutes deux, avec les aubergines,
Deux bonnes copines,
Pour aller dans la cuvette,
Et dans le sac noir immense…
Les oranges d’Agadir,
Regardent la balance,
Et craignent, le pire,
Lorsqu’on les y balance.
La pharmacie est ouverte…
Le ferronnier met ses lunettes,
Et sous ses doigts experts,
Il fait de belles choses en fer.
Sur un tapis parterre,
Des peluches et des jouets d’enfant,
Des habits pour les parents. L’épicerie est ouverte…
Mais personne aux fenêtres…
Sur le côté droit, les taxis,
Qui vont à Ouarzazate,
Où sur la carte…jusqu’à Paris.
Des jeunes en mobylette,
En quête de quelques sous,
Nous accompagne sur le chemin, un bout.
Sawadi, Sawadi…
Chacun le dit,
Ils savent où se trouve notre lit.
MC FAYOL.
Au Maroc en Mai 2009.
A l’abri des kasbah
La palmeraie bruissait des échos du village, La séguia chantait le glouglou de ses eaux Pendant que les serveurs dressaient les quatre tables SAWADI s’animait. Il faisait toujours beau !
D’un rafraichissement et de mots bienveillants  Catherine et Philippe accueillaient leurs clients. Sur le sable ocré du terrain de volley Les enfants s’amusaient juste avant le dîner. La grenouille en piscine croassait à tue-tête, Gonflait un large cou pour montrer sa parure. Un oiseau se posa pour picorer des miettes.
Il s’ébroua si fort qu’il troubla l’onde pure.
Quel délicieux séjour dans le sud du pays ! Quel dépaysement, quelle leçon d’espoir De voir s’épanouir ce beau peuple berbère, Se contenter de peu, accroché à sa terre, Perpétuer la vie avec un arrosoir...
JP BORDE Sawadi, 25 mai 2009
Il n’avait que deux pattes
Et deux ailes légères
Elle avait quatre pattes
Et d’un très joli vert
Du Maroc du sud
Ils étaient originaires
Au bord de la piscine
Ils aimaient observer
Amis de Sawadi
Venus se reposer
Maryse délicate
Martine la légère
Et Martine trop sage
Jean-Paul grand nageur
Christian grand pêcheur
Le piaf et la grenouille
S’observaient et riaient
De voir les cinq amis
S’amuser et nager
Le roitelet et la reinette
Se dirent d’un pépiement
Et d’un croassement
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